Les berges de Seine autrefois : une vie au fil de l’eau

En se promenant sur les berges de Seine, nous les apercevons parfois qui naviguent le long du fleuve, ces bateaux pilotés par les mariniers que le capitaine Haddock surnommait « Marins d’eau douce » pour les distinguer des « gens de mer ». Qu’ils soient chargés de marchandises armées au port de Gennevilliers, devenus des restaurants, des bateaux-école ou des habitations, leur passage fait partie des activités de la Seine… qui, depuis le XIXe siècle, ont bien évolué !

Le halage des bateaux

Protégé par les ordonnances royales de 1669, le chemin de halage était encadré par deux ports : celui de la Briche et celui du Cuisinier. Les mariniers s’y arrêtaient pour payer les droits fluviaux, contrôler leurs marchandises et changer de chevaux de halage. En effet, avant la création, au XIXe siècle, du moteur à vapeur, les bateaux utilisaient le courant pour descendre la Seine mais, pour la remonter, 15 chevaux de trait devaient se relayer pendant 10 h ! Tout le long du chemin, des relais étaient disposés pour permettre le repos des animaux et des hommes.

Les activités marinières depuis le XIXe siècle

Le fret des marchandises par voie fluviale reste compétitif puisque qu’un bateau peut transporter jusqu’à 3 000 tonnes de marchandises. Avec le port de Gennevilliers, premier port fluvial de France et avant-port de Paris, de nombreuses barges et pousseurs passent par le grand bras de la Seine pour armer et désarmer leur fret.

Il ne s’agit pas de la seule activité économique qui se développa le long des berges. Un bateau-lavoir, construit en 1865 et fermé en 1916, était situé vers la rue du Port. En 1872, c’est une école de natation qui s’installa en face de la ferme d’Épinay. Les baigneurs s’y rendaient en empruntant une navette au départ de la rue du Bord de l’eau (actuelle rue Guynemer) et se désaltéraient à la buvette de la ferme.

Aujourd’hui, ni lavoir ni école de natation mais un restaurant flottant baptisé L’Avant Seine qui remplace la buvette éphémère qui s’installait pendant la haute saison en bas de la rue de l’Abreuvoir.

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