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Jules Védrines
 
En avril 1912, il s’écrase avec son aéroplane, non pas dans un champ de marguerites… mais sur le passage à niveau de la rue de l’Yser à Épinay.
   Un don du ciel...
Jules Védrines, personnage à la fois inclassable et très caractéristique des débuts de l’aviation, naît le 21 décembre 1881 au 120, avenue du Président Wilson à la plaine Saint-Denis. Ouvrier, puis metteur au point aux usines Gnome (moteurs) avant de devenir mécanicien du pilote, acteur anglais Robert Loraine, il passe son brevet de pilote à Pau le 7 décembre 1910.

Il devient célèbre à 30 ans en remportant la course aérienne Paris-Madrid en 1911. À bord de son monoplan, Védrines arrive à Madrid quatre jours après avoir décollé, en passant par Angoulême et San Sebastian. Il est le seul pilote à terminer la course… Il part l’année d’après aux États Unis et conquiert pour la France la coupe de vitesse Gordon Bennet.
  Jules Védrines
  son aéroplane
En mars 1912, il présente sa candidature à la députation pour que, affirme-t-il, « le monde de l’aviation ait une voix au parlement ». Mais il échoue de 100 voix.

Immense vedette de l’aviation, il déplace des milliers de personnes lorsqu’il est annoncé sur un terrain avec son aéroplanedénommé la vache, en hommage à ses origines limousines. Surnommé le « gavroche sublime, le parigot gouailleur », il est également appelé le « faucheur de marguerites. »

Mais en avril 1912, il s’écrase avec son aéroplane, non pas dans un champ de marguerites… mais sur le passage à niveau de la rue de l’Yser à Épinay. Blessé à la tête, il est emporté sur civière dans un train jusqu’à Lariboisière.
  Le passage à niveau au début du siècle
Notre commune a donc baptisé du nom de Jules Védrines une rue proche du lieu de cette chute qui aurait pu lui être fatale. Cette même année, il rallie Paris au Caire en 10 étapes et devient le premier pilote à débarquer en Palestine.

Dès le début de la première guerre mondiale, il rejoint l’aviation militaire. Travaillant avec les services spéciaux, Védrines devient bientôt l’as des missions d’infiltration des espions et des saboteurs derrière les lignes allemandes. Il ira jusqu’à se poser sous le feu de l’ennemi pour récupérer un agent en difficulté. En 1915, il accepte de former un jeune pilote nommé Georges Guynemer.
Démobilisé, il se pose avec son vieux gaudron G7 sur le toit des galeries Lafayette et reçoit 25 000 francs offerts par le magasin… ainsi que la première amende pour délit aérien.

Le 21 avril 1919, partant de Villacoublay, pour transporter le premier courrier Paris- Rome par voie aérienne, Jules Védrines s’écrase et meurt à Saint-Rambert d’Albon dans la Drome.
Pour l’association : Béatrice Mayolle
Bibliographie :
Épinay sur Seine par André Clipet.
Internet : http ://airsports.fai.org