 |
|
| |
 |
| L'Hôtel de Ville |
 |
 |
Cet édifice est l’ancien château d’Epinay. Il a été construit en 1766 par le marquis du Terrail à la place de l’ancien hôtel seigneurial datant du début du XV° siècle, selon un plan en forme de T qui reproduit son initiale. Au XIX° siècle, il est successivement la propriété d’un Italien, le comte de Sommariva, du banquier Joseph Perier, du général tunisien Mahmoud Benaïad, puis d’un Anglais, sir Richard Tufton, et enfin, en 1881, de l’ex-roi d’Espagne François d’Assise. Le bâtiment qui a été dévasté lors de la guerre de 1870, est alors restauré par l’architecte William Bouwens van der Boïjen qui, à l’intérieur, aménage un grand hall avec un escalier monumental et, à l’extérieur, appose des vérandas dont il subsiste celle de l’entrée.
Après la mort du roi, le château est acquis par la commune qui en fait son hôtel de ville en 1908.
La décoration architecturale est particulièrement soignée. Des combles à l’italienne masquent le toit. Des mascarons symbolisant la guerre, la paix, la chasse et la musique, l’aurore, le jour, le crépuscule et la nuit, ou les quatre continents, ornent les fenêtres du rez-de-chaussée. A l’intérieur, la salle du conseil, ancienne salle à manger, est décorée de grandes toiles marouflées peintes à la manière impressioniste par Louis Abel Truchet et qui représentent des paysages spinassiens en 1910 à différentes saisons. Les salons en enfilade, devenus salle des mariage, ont gardé leurs cheminées en marbre et leur décor en stuck d’origine. On peut y voir les portraits du comte de Lacépède et du maréchal Maison, personnalités locales du XIX° siècle, par Louis Martinet.
|
|
| |
| L'église Saint-Médard |
 |
 |
C’est la troisième église Saint-Médard d’Epinay. La première, qui se trouvait près du square des Mobiles, a été abandonnée au cours du Moyen-Age, pour une autre, à l’emplacement de l’église actuelle. Sous Louis XIV, cette seconde église est mal entretenue. En 1716, le curé et quelques paroissiens n’hésitent pas à la démolir pendant la nuit pour en avoir une neuve ! La paroisse obtient des fonds, mais la banqueroute de l’Etat en 1720 les réduit à presque rien. Il faut alors chercher de nouveaux subsides et les travaux ne commencent qu’en 1734. L’église est bénie le 24 mars 1736. Une chapelle latérale est rajoutée au milieu du XIX° siècle. Le clocher, fortement endommagé lors de la guerre de 1870, est surélevé d’un étage. En 1893 on installe un grand orgue dû au facteur réputé Joseph Merklin, entièrement restauré en 1987. De belles copies faites au XIX° siècle ornent les murs : la Visitation, d’après Poussin, le Christ en Croix, d’après Prud’hon.
Près de la porte d’entrée, une stèle funéraire est dédiée à la mémoire d’Emile de Sommariva, lieutenant de hussards, mort en 1811, fils du comte de Sommariva, propriétaire du château d’Epinay. Une autre stèle rappelle la volonté exprimée par la comtesse d’Houdetot, fille d’un ancien seigneur d’Epinay, que son cœur soit placé près du tombeau de ses parents. L’église a été rénovée en 1992-1993 : nouvelle toiture, nouveau coq, façade ravalée.
Le Site Internet: http://membres.lycos.fr/saintmedard93/index.html |
|
| |
| L'Eglise des Missions |
 |
 |
Cette étonnante église, a d’abord été le pavillon des missions catholiques à l’exposition coloniale de Paris en 1931. Démontée, elle est reconstruite l’année suivante à Epinay, dans le quartier du Cygne d’Enghien, en matériaux pérennes, avec les éléments de décoration du pavillon de l’exposition (vitraux, sculptures, carreaux de faïence). Conçue par l’architecte Paul Tournon, elle combine des formes d’architecture et de décoration empruntées à l’Asie et à l’Afrique. La façade évoque une pagode chinoise, le clocher est de style soudanais. De nombreux artistes ont collaboré à la décoration intérieure qui retrace l’histoire des missions catholiques depuis la venue du Christ.
Les vitraux, œuvres des meilleurs verriers de l’époque, couvrent une surface de 200 mètres carrés. Les peintures ont été exécutées pour la plupart par Maurice Denis, le théoricien des Nabis, et ses élèves. Témoignage remarquable de l’architecture religieuse des années 30, Notre-Dame-des-Missions a été classée monument historique en 1994. |
|
| |
|
Sous le pont d'Epinay coule la Seine... Longtemps réservoir d'eau pour les hommes et les bêtes - la rue de l'Abreuvoir en est un souvenir - elle servait aussi de lavoir. Agenouillées au ras de l'eau, les femmes battaient, tordaient et rinçaient le linge. C'était pénible et dangereux. Le chemin de halage qui suivait la berge servait en effet au passage des chevaux qui tiraient les bateaux à l'aide de cordes et les conducteurs de chevaux prenaient un malin plaisir à faire tomber à l'eau les laveuses avec ces cordes. L'installation d'un bateau-lavoir en I865 ne fut pas du luxe ! Autre Scène, brossée par les impressionnistes, celle de la douceur de vivre et des baignades. La préfecture de police prescrivait en 1859 "qu'il est défendu de se baigner nu et de se tenir hors de l'eau sans être décemment couvert." Sur nos bords de Seine, Jean Renoir, le cinéaste de l'eau, de la lumière et du temps qui passe, tourna aussi de bien jolies scènes... |
|
|
|
|
|
|
|
|
|